
Crédits : image libre de droits – Pexels (Cottonbro
Quand on parle de violence dans le sport, on pense souvent aux scandales médiatisés dans le sport de haut niveau. Pourtant, dans les clubs de sport amateur, où des millions d’enfants sont inscrit·es, et qui sont utiles à leur bon développement, se cachent aussi des actes de violences invisibles.
Le phénomène est significatif ; en Europe, la majorité des enfants subissent des violences dans leur club sportif. En effet, selon une récente enquête européenne (CASES : la maltraitance des enfants dans le sport – statistiques européennes, 2021) menée auprès de plus de 10.000 jeunes âgés de 18 à 30 ans dans 6 pays européens différents,
Contrairement aux grandes structures professionnelles, les petits clubs et associations reposent essentiellement sur le bénévolat et manquent de personnel formé en protection de l'enfance. Les nouvelles régulations sont souvent perçues comme trop lourdes par des bénévoles déjà sollicités, qui se retrouvent sans guide concret pour transformer des lois complexes en pratiques quotidiennes pour protéger les enfants.
Face à cette réalité, le projet propose d’agir concrètement au sein des clubs et des associations sportives pour prévenir ces violences, mieux les repérer et y répondre de manière adaptée grâce à des canaux de communication et de signalement sûrs et accessibles et des mécanismes coordonnés d’action et de suivi.
La spécificité du projet est qu’il repose sur un modèle intégré à 360° créé sur base d’une recherche analysant les bonnes pratiques et législations existantes dans divers pays du monde. Il s’appuie sur la sensibilisation de toute la communauté sportive afin de construire ensemble des environnements où chacun·e se sent respecté·e et en sécurité. Il place les enfants au centre du processus, en co-créant avec eux et 100 parents, 120 professionnel·les du sport issu·s de clubs sportifs et des autorités locales.
Le projet élabore des supports de formation et des outils numériques basés sur la « gamification », c’est-à-dire en y intégrant des mécaniques de jeu. Cela permettra de transposer ce système dans divers contextes sportifs. Le modèle adoptera une approche inclusive et intersectionnelle en tenant compte des situations de vulnérabilité pouvant affecter les enfants et les jeunes plus susceptibles d'être victimes de violence lors de la pratique sportive, telles que le handicap, les inégalités socio-économiques, et le genre ou l’identité sexuelle.
Pour transformer durablement les clubs sportifs, le projet se déroule en 4 étapes
🛠️ Une phase de co-création avec 80 à 120 enfants, leurs familles, des professionnel·les et bénévoles de clubs de sport et des politiques
🏋️♂️La formation des « ambassadeursdrices » du sport : pour que le système vive sur le terrain, plus de 120 entraîneurs·euses, managers et bénévoles suivent une formation intensive. Ces personnes deviennent alors capables de former à leur tour leurs collègues et d’instaurer une culture de la vigilance face aux violences, pour qu’elles ne soient plus invisibles
🧪Le déploiement de projets pilotes en club : le modèle est testé en conditions réelles dans des dizaines de structures sportives. Des ateliers sont menés avec 360 enfants et leurs familles, pour apprendre à repérer les signes de violence et utiliser les nouveaux outils de signalement.
📣 Un plaidoyer pour un sport sûr en Europe : les enseignements du terrain sont consolidés pour influencer les politiques publiques aux niveaux nationaux et européen, pour que ces standards de protection deviennent la norme dans toutes les fédérations de l’Union européenne.
🔎 Une recherche analysant les bonnes pratiques et législations existantes dans divers pays du monde.
📦 Une boîte à outils pratiques composée de protocoles de prévention, de fiches pratiques et de guides de gestion de cas, traduite en 6 langues pour être directement utilisable par des clubs de sport amateur.
💻 Une plateforme pédagogique interactive centralisant des modules de formation en ligne et des ressources en libre accès pour permettre aux adultes (professionnel·les et familles) de se renseigner et se former à leur rythme.
🎮 Un jeu vidéo éducatif conçu spécifiquement pour les adolescent·es, leur permettant de s’exercer à réagir face à des scénarios de discrimination ou d’exclusion dans un environnement virtuel sécurisé.
🚦 Un mécanisme d’alerte, outil de détection précoce adapté aux enfants, utilisant un code couleur simple pour identifier et signaler quotidiennement les changements de comportement ou les situations à risque.
🎥 4 vidéos de sensibilisation ciblées donnant la parole aux enfants et aux familles pour briser le silence et expliquer le rôle de chacun dans la protection des jeunes athlètes.
📘 Un guide de référence du modèle 360 SafePlay, détaillant les étapes clés pour que n’importe quel club ou municipalité en Europe puisse dupliquer le système.
📱 Une campagne digitale diffusées par les 8 partenaires sur les réseaux sociaux pour informer la communauté sportive et valoriser les réussites du projet.
Coordonné par la Fondation Pere Tarrés, une organisation sociale et éducative à but non lucratif, créée dans le but de promouvoir l'éducation par les loisirs auprès des enfants et des jeunes. Plus de 500.000 personnes prennent part à leurs activités chaque année. En partenariat avec :
Ce projet est co-financé par L'Union Européenne

Les points de vue et les opinions exprimés sont toutefois ceux des auteurs et ne reflètent pas nécessairement ceux de l'Union européenne ou de la Commission européenne . Ni l'Union européenne ni l'autorité de subvention ne peuvent en être tenues pour responsables.
Depuis 2024, DEI-Belgique et ECPAT-Belgique ont fusionné pour unir leurs forces pour protéger les enfants contre l’exploitation sexuelle. ECPAT International est le plus grand réseau d’influence au monde entièrement dédié à la fin de l’exploitation sexuelle des enfants, avec 135 organisations de la société civile membres dans 111 pays. Plus d’informations à ce sujet